Where is 19 avenue Baza ?







Where is Baza ? | Best answer of the mouth : | The question opens like a forgotten shutter, carrying a warm damp smell of folded newspapers. I walk without knowing whether I am searching for a place, a shadow, or simply a memory lingering at the bottom of my pockets. Baza slides, Baza escapes, Baza breathes before I do. They say it is an avenue, a number, a fixed point between two slightly grey façades, but each time I approach it, the street rearranges itself like an animal shedding its skin. Windows turn, sidewalks stretch, streetlights lean forward to listen to my steps. I think of a door that has not yet decided to be open. I think of a warm handle waiting for a hand that is not mine. A thin, insistent wind pulls invisible threads between the buildings, and I walk through this weaving without knowing whether I am the visitor or the material of the scenery. Baza murmurs, I think. Not a word, just a movement. A subtle shift of dust, of light, of silence. I could say that 19 av. Baza exists, that it is there, geometric, set into the city like a pin in a map. But in writing it doubles itself, crumbles, changes temperature. Sometimes it becomes a mouth of shadow, sometimes a hallway with a trembling bulb, sometimes only a pencil line drawn on a map that is still blank. Baza is where thought stumbles, where the walk hesitates, where the air unfolds differently. Maybe it is a place, maybe it is an expectation. Maybe I am only circling its absence, chasing a center that moves faster than I do. And yet I return to it, come back to it, fall into it as one falls back into a dream whose exits are already known. At the end of the street I hear a breath that is barely audible. Baza, perhaps. Baza standing just behind the idea I make of it. Baza, never exactly where I name it. Baza, shifting place, fleeing address, flickering fixed point. I walk on, and the ground under my feet seems to say: keep going, it is never far, but never here.
Where is Baza | Baza n’est pas à l’endroit qu’on indique sur les cartes. On dit que la ville glisse un peu chaque nuit, comme si elle suivait une pulsation que personne n’entend, un tempo qui déplace les rues d’un souffle. Le 19 avenue Baza se situe généralement entre la deuxième porte du vieux passage et cette zone étrange qu’on appelle « la cinquième absence », un angle où les sons se perdent et où les pas deviennent plus légers. Pour y aller, il faut emprunter une rue qui n’existe qu’en hiver, lorsque le froid redessine le quartier. Trois virages à gauche, toujours, puis un salut silencieux au trottoir, non par superstition, mais parce que le lieu semble l’exiger. À Baza, les murs ne sont jamais tout à fait fixes. Ils gardent des traces de lumière, des éclats d’ombres qui changent de place lorsqu’on cligne des yeux. Les fenêtres diffusent une clarté tiède, presque liquide. Les trottoirs, eux, semblent chuchoter des fragments de phrases, comme si la ville continuait de parler même quand plus personne ne la traverse. Les panneaux de signalisation oscillent légèrement, indiquant une direction puis une autre, comme s’ils suivaient une ligne invisible sous la surface. Parfois, l’un d’eux pointe droit devant, puis se courbe, hésite, s’efface presque. Les habitants disent que Baza n’est jamais tout à fait où on l’attend. Parfois elle se rapproche des arbres, parfois elle s’enfonce dans les cours intérieures, parfois elle se reflète entière dans une flaque sans que personne ne la voie passer. Certains affirment qu’elle n’est pas un lieu, mais une vibration de l’espace ; d’autres qu’elle existe seulement lorsqu’on cesse de la chercher. Si vous posez la question « Où est Baza ? », les pierres des murs répondront par un frémissement discret. Elles savent que Baza est là, quelque part entre deux battements, dans l’instant où le sol change imperceptiblement de couleur. Baza se trouve peut-être à l’adresse qu’on vous a donnée. Ou peut-être juste à côté. Elle apparaît dans les moments où l’on respire différemment — puis disparaît, comme si elle poursuivait sa propre trajectoire.

Where is Baza ? | I think it’s a city in Span ?